Twittering birds never fly

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Twittering birds never fly

Série de Kou Yoneda parut il y a de cela quatre ans, j'avais commencé ce manga quand le tome 2 était sorti, et ce fut pour moi un immense coup de cœur.

Kou Yoneda est l'une des grandes dames du yaoï, tout comme Rihito Takarai. Elles ont gagnés nombres de récompenses, que ce soit aux Kono BL awards, aux Chil Chil bl awards et même aux Sugoi japan awards ! (Respéctivement 4ème et 3ème meilleures séries, tous genres confondus)
Aujourd'hui, je vais vous parler de sa plus grande réussite, "Twittering birds never fly".


Résumé : Yashiro, un masochiste totalement dépravé, patron d’un clan de yakuza et de la société de finance Shinsei, embauche comme garde du corps Chikara Dômeki, un homme taciturne et peu bavard. Yashiro tombe peu à peu sous le charme taciturne de Dômeki, mais ce dernier reste impassible aux avances de son patron. C'est le début d'une histoire oppressante entre Yashiro qui ne parvient pas à surmonter ses traumatismes d'enfance et Dômeki qui tout en obéissant sans mot dire aux ordres de son patron, cache au fond de lui une cicatrice plus profonde...

L'histoire se passe dans un contexte actuel, au sein des groupes mafieux, dans lequel évolue Yashiro, chef Yakuza gay au passé nébuleux. Connu autant pour son efficacité au travail que pour ses penchants gay et sado/masochistes. Menant ses hommes d'une main de fer, la seule chose qui lui fait défaut est sa nymphomanie, le menant à des situations un brin comiques et "honteuses" pour un homme de pouvoir comme lui. Néanmoins, il est très sérieux dans ce qu'il fait, et a la confiance de ses subordonnés.
 
De l'autre côté il y a son garde du corps fraichement recruté, Dômeki. Le visage impassible, une carrure qui sied à merveille à sa fonction, un sérieux et un professionnalisme à toute épreuve, il n'est pas le contraire de son boss, mais il s'en approche. Car en plus de ces petites caractéristiques, il se trouve être frigide.
 
Nous avons donc là deux personnages à la vie sexuelle opposée. Le fait qu'ils soient adultes apporte une dimension qui se veut mature, les personnages ont vécu, ils ne sont pas naïfs, la vie ne leur a pas fait de cadeaux. Ils ne sont ni bons, ni mauvais, ils font simplement ce qu'ils doivent faire.

Les grandes forces de ce manga sont donc ses personnages, et bien sûr l'histoire. Que ce soit leur relation, intéressante à suivre, et l'intrigue yakuza  riche en rebondissements (sans mauvais jeux de mots), ces deux cotés s'allient parfaitement et contribuent à se développer mutuellement.
Twittering birds never fly
Twittering birds never fly

Les dessins, quand à eux, peuvent paraîtres froids, mais le trait est assuré. C'est une artiste accomplie qui maitrise à merveille son dessin. Bien que souvent dessinés sérieusement, Kou Yoneda donne aisément de l'expression à ses personnages, tout passant par le visage et la posture. Les scènes de sexes sont dessinés sans fioritures, elles ne sont ni mystifiés, ni magnifiés, elles sont sobres. Les corps sont sexy, les expression lascives. En résumé, elles sont efficaces sans pour autant agrémentés de tramages et de bulles de gémissements.

Je ne saurais trop vous conseiller cette œuvre ! Efficace, sombre, avec quelques touches de sexes et d'humours, l'auteure nous prouvent une fois encore qu'elle sait construire un scénario et de s'y tenir avec brio.

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Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, mangez du Kou Yoneda ! À bientôt !

Autres œuvres de l'auteure chroniquées : Nights, Mon amour à tout jamais

Publié dans Chroniques

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