10 count

Publié le par Husk of yaoi

10 count

Dernière série de Rihito Takarai à être sortie à l'heure actuelle, "10 count" divise les fans.

Je tiens à prévenir que cette chronique contient des spoilers, je vous conseille d'avoir lu les trois premiers tomes avant de continuer la lecture de cette chronique. Pour celles et ceux pour qui la question du consentement est importante, oui, il y a du "consentement trouble".

Petit retour sur la plus longue série d'une de mes auteures préférées.

Résumé : Shirotani est un jeune homme brillant atteint de mysophobie. Quant le chef d’entreprise pour lequel il travaille est victime d’un accident, il rencontre Kurose, un jeune homme qui lui conseille de se faire soigner et lui laisse la carte d’une clinique psychiatrique. Le lendemain, Shirotani se rend à la clinique et comprend que Kurose est un des psychiatres qui y travaillent. Les deux noueront alors une relation qui dépassera bientôt le cadre médecin-patient…

Bien que la relation entre un patient et son médecin a des peux faire penser à un pitch de porno, ici nous avons, en la personne de Shirotani, un mysophobe (peur d'être en contact avec de la saleté, d'être infecté par des parasites, microbes...). Tout de suite, une intrigue est posé, celle du passé de Shirotani, et la raison de sa phobie.

Et déjà, je suis obligé de m'arrêté sur le traitement que fait l'auteure de cette phobie. Concrètement, il y a une scène de sexe dans le tome 3, et celles-ci ont gênées certaines personnes souffrants de cette phobie, la trouvant bien trop "précipitée". De plus, certains mysophobes ne son pas gênées par leurs fluides, mais par le reste, et eux trouvent la "guérisons" de Shirotani bien trop rapide.

Néanmoins, si le récit ne brillera pas par son réalisme, son intérêt ne s'en trouve pas moins amoindrie, en tout cas pour moi. Car la relation entre les personnages est des plus passionnante.

Une sorte de relation sadomasochiste va progressivement s'installer entre eux, au départ platonique, celle-ci va évoluer vers une relation plus charnelle. Et c'est là où la série a perdu une partie de son public. Rihito Takarai nous avait habituée à des relation douces et poétiques où le sexe n'y prenait qu'une petite place, alors qu' ici, les relations charnelles seront importantes, d'un point de vue scénaristique. Elle marqueront bien souvent des caps que les personnages passeront. Néanmoins, leur relation restera compliquée, et des efforts seront fournis des deux côtés pour progresser.
Car chacun d'eux, pour s'ouvrir à l'autre, devra vaincre ses propres démons intérieur, et si Shirotani semble le plus concerné par la question, on verra que Kurose a lui aussi sa part d'ombre.

Ce manga abordera d'autres thèmes que l'amour aux travers de ses personnages, la mysophobie, bien qu'abordé maladroitement, mais aussi les traumatismes d'enfance, le rejet social, l'inceste.... Beaucoup de thèmes durs mais traités avec brio par l'auteure.

D'autres personnages graviteront autour des deux principaux protagonistes, notamment Monsieur Kuramoto et Mikami. Le premier est le patron de Shirotani, et est un personnage semblant assez ouvert d'esprit, comprenant la phobie de son secrétaire et s'adaptant en conséquence. Mikami, collègue de Shirotani, saura voir à travers les regards de ce dernier ces sentiments et sera un véritable soutient.

10 count10 count

Les dessins sont magnifiques. S'il y a bien une chose sur laquelle les lectrices et lecteurs de boy's love sont généralement d'accord, c'est sur les traits de cette auteure. Fins et élégants, ces traits sont repérables entre milles, et servent complétement les ambiances qu'elles crées dans ses mangas. Les arrières plans sont représentés, le découpage, et de façon générale, le traitement du silence sont vraiment bien travaillés. L'auteure arrive avec une efficacité redoutable a nous transmettre les émotions, parfois violentes, de ses personnages, en particulier dans cette œuvre.

C'est beau, puissant, magistrale, pour moi, 10 count est une réussite.

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, je compte bien chroniquer ses autres œuvres (un jour ou l'autre). À bientôt !

Si vous voulez être tenu au courant des sorties des chroniques, la page Facebook est faite pour ça -> facebook

Publié dans Chroniques

Commenter cet article