Kichiku encount

Publié le par Husk of yaoi

Kichiku encount

Bonjour à tous, aujourd'hui, je vais vous parler d'un manga que je n'ai pas du tout aimé, et par la même occasion, faire un parallèle avec quelque chose qui m'exaspère dans le boy's love.

Résumé : Hajime Satô, 25 ans, fait de son mieux chaque jour pour survivre dans une entreprise qui ne se gêne pas pour l'exploiter. Alors qu'il rentre chez lui avec le premier train du matin, exténué par plusieurs jours de travail sans repos, il entend une vidéo porno résonner dans le wagon où il se trouve (ce qui ne manque pas de provoquer une certaine réaction entre ses jambes) ! Tandis qu'il cherche d'où proviennent ces sons, son regard se pose sur une espèce de beau gosse aux allures de play-boy… Ce dernier, pour se faire pardonner (!?) d'avoir mis Hajime dans cette malencontreuse situation, décide de l'emmener dans les toilettes publiques pour s'occuper de lui. Comment réagira le pauvre jeune homme dont la virginité est grandement menacée… !? Suivez les péripéties torrides de ce couple que tout oppose, sans qu'aucun des deux ne puisse se passer de l'autre !

Ce manga a un résumé emprunté à un certains genre de films, et je savais à l'avance que je n'allais pas l'aimer. Je l'ai néanmoins lu, exaspéré par le comportement des deux personnages, mais aussi du traitement que fait l'auteure du consentement.

Car oui, cet article est un coup de gueule concernant ce sujet parfois malmené dans certains yaoï.

Si je défend toujours le boy's love contre toutes les critiques négatives qui le visent, il y en a bien une que j'ai défendu avec peine, "Le yaoï idéalise le viol". Bien que ce genre d'affirmation ne tient pas compte des contres exemples, et bien qu'on puisse éventuellement relativiser ce constat, ou même l'expliquer, il est vrai que moi-même j'ai parfois du mal avec ce genre de passages. (Qui ne sont pas inhérents qu'au boy's love, ou même qu'au manga en général.)

Ici, par exemple, comme premier contact physique entre les deux hommes, on aura le droit à un viol. Le "uke" aura beau dire non, le "seme" continuera son affaire sans y accorder de l'importance, et finalement, le "uke" en redemandera. On a donc ici un acte sexuel non-consentie comme base de relation amoureuse.

Pourtant, j'ai déjà lu des mangas où ce schéma c'était produit, en atteste les fameux "le jeu du chat et de la souris" ainsi que "Kuroneko", et pourtant, peut être est-ce parce que j'ai pris de l'âge, mais je ne peux plus lire ce genre d'histoires. Quand j'avais lu les deux précédentes œuvres, la question du consentement m'avait un peu dérangé, mais la suite des récit m'offraient de belles évolutions de relations et de personnages. Finalement, j'étais comblé part ma lecture. J'avais apprécié, et je continu d'ailleurs à l'heure actuelle la saga "kuroneko".

Pourquoi alors, avec cette œuvre, et avec d'autres, ne puis-je plus apprécier ma lecture ? Déjà, le manque d'originalité. C'est un schéma typique d'un certain nombre de yaoï, et à mesure que les lectures passent, j'ai tendance à chercher la touche en plus qui me fera vibrer, ou au moins, apprécier la lecture. Dans "kichiku encount", il n'y a rien, à mon gout, que j'apprécié... en tout cas pour la narration. L'évolution des personnages se fait sans surprise, le "uke" tombera peu à peu amoureux du "seme", devenant aussi sexuellement actif que lui par la même occasion. Le "seme", d'ailleurs, nous montrera une facette "mignonne" de lui, qui fera chavirer définitivement le cœur de sa victime. Et finalement, ils s'épanouiront dans leur relation amoureuse. Fin.

Soit dit en passant, celui qui aura agressé l'autre ne sera pas condamné pour ce qu'il aura fait. Il n'y aura aucune répercutions négatives, au contraire, cette agression se soldera par une relation sérieuse. Un véritable syndrome de Stockholm développé par la victime.

Kichiku encountKichiku encount

Le pire avec ce genre d'œuvre, c'est que bien souvent, les dessins sont magnifiques. Et c'est le cas de "Kishiku encount". Owal a un trait sublime, les personnages sont de véritables sculptures grecs, les émotions sont retranscrites de façon simple, mais efficace, à travers le visage des protagonistes. Le découpage et le tramage sont simples mais efficaces, les arrière plans sont relativement présents. En résumé, le travail est fait, vraiment bien fait.

Je comprend que certaines personnes aiment, ou en tout cas ne sont pas dérangé(e)s par ce genre de passages, et je ne leur jetterais pas la pierre. Pour certains, le dubcon, en particulier ce que je défini comme étant une agression, serait une manifestation brutale des sentiments du "seme". Si le "uke" en est victime, c'est parce qu'il est bien plus dans la retenue, et finalement, submergé par "l'amour" de l'actif, il s'y laissera envelopper, et finira par en profiter, laissant par la suite s'exprimer ses propres sentiments

De mon côté je n'aime pas ce genre de scènes... si elles sont montrés comme positives, vous l'aurez compris. C'est d'ailleurs pour ça que, généralement, dans chaque chronique, je précise s'il y a, ou non, du dubcon.

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article. N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce genre de scènes, ça m'intéresse beaucoup. À bientôt !

Publié dans Chroniques

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