Tamayura

Publié le par Husk of yaoi

Tamayura

Deuxième manga de Ringo Yuki sorti en france, c'est au travers de ce manga que j'ai pu voir l'étendu du talent scénaristique et visuel de cette auteure.

Résumé : Le matin de son entrée au lycée, Asakura se réveille difficilement d’un cauchemar dans lequel il revit la fin tragique d’une belle amitié. Alors sa surprise est immense lorsqu’il découvre que son nouveau camarade d’internat n’est autre que Tachibana, précisément l’ami qu’il s’était juré de ne plus revoir ! Mais avec leurs retrouvailles ressurgissent par bribes d’autres sentiments que chacun se refusaient à avouer…

Cette claque ! Tamayura est un très bon manga. Le côté immersif, de pars l'époque où se déroule l'œuvre, est vraiment réussi. Elle prend place à la fin de l'ère Taisho (1912-1926) dans un internat de jeune garçon.

Le personnage qu'on suivra tout au long du récit est Asakura. Comme décrit dans le résumé, c'est un métis, le problème est qu'à cette époque la xénophobie était très présente, et Asakura en subira les frais pendant son enfance. Heureusement, il pourra compter sur Tachibana, qui le soutiendra durant ces épreuves.

Les personnages de ce one-shot sont très bien construits et ont une réelle profondeur. On se rendra compte assez vite compte que Tachibana a un comportement étrange envers Asakura, et ce dernier, troublé par leur passé, se retrouvera un peu perdu. Se cherchant, l'auteure a pris le parti d'insérer un personnage secondaires qui fera office de conseillé pour Asakura.

Des sentiments complexes se mêleront dans ce boy' love où les relations homosexuels sont décrites avec justesse. On y fait référence d'homophobie, mais également de pressions sociales dû à la famille de Asakura. Ce dernier vient d'un milieux aisé, et a, par conséquent, des devoirs à remplir.

Vous l'aurez compris, pléthores de paramètres compliqueront la relation entre les deux protagonistes, et l'ambiance qu'habite l'œuvre est chargé d'une certaine mélancolie.

Tamayura
Tamayura

Les dessins sont très beaux. Ringo Yuki possède un trait vraiment agréable à regarder, c'est fin, et parfois douloureusement doux. Les personnages possèdes une très grande palette d'émotions, et certaines scènes sont vraiment poignantes et très bien représentés, le découpage y étant également pour beaucoup.

En résumé, je vous conseils (très) vivement ce boy's love. C'est doux, poignant, beau, contemplatif par moments... J'ai d'ailleurs versé ma petite larme durant ma lecture... Je recommande donc aux âmes sensibles de se préparer à sortir les mouchoirs ! Encore une fois, Ringo Yuki aura sut me surprendre.

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Merci d'avoir pris le temps de lire cette chronique, à bientôt !

Autres œuvres de l'auteure chroniquées : Goodbye lilac, The first love melt in ultramarine

Publié dans Chroniques

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