Despicable

Publié le par Husk of yaoi

Despicable

Les mangas de Psyche Delico sont toujours particuliers à lire. À travers "Despicable", en français "Méprisable",  elle poursuit sur le thème des triangles amoureux malsains.

Résumé : Utsugi, jeune détective privé, est engagé par un professeur à l’université, Seinosuke Yamashiro, pour enquêter sur l’infidélité de sa femme. Lors d’une mission de surveillance, Utsugi découvre que l’amant de la femme de Yamashiro est un homme qu’il a connu dix ans plus tôt, Shuji Okuzono, et dont il était amoureux. En fouillant un peu plus, il découvre que les deux hommes ont un passé commun qui remonte jusqu’au lycée, et que depuis cette époque, Okuzono vole régulièrement à Yamashiro toutes ses conquêtes amoureuses. Utsugi, qui n’a jamais réussi à oublier Okuzono, n’a plus qu’une seule envie : s’impliquer dans cette relation toxique, afin d’obtenir ce qu’il souhaite vraiment. Pour ça, il peut peut-être compter sur l’aide de Yamashiro...

Si son premier manga sorti en France, "Choco strawberry Vanilla" m'avait rebuté sur bien des aspects, il n'en est rien pour "Despicable". Les relations qu'entretiennent les personnages sont malsaines, chacun d'eux est semblable à une sangsue, aspirant ce dont il a besoin de l'autre. C'est dérangeant, et ça aurait pu me dégouter si Psyche Delico n'avait pas fait un travail remarquable dessus.

Car cette relation qui nous ai ici dépeinte, n'est absolument pas idéalisé. L'auteure semble mettre un point d'honneur à montrer le côté sombre et destructeur d'une telle relation. De plus, chose que j'ai vraiment apprécié dans ce manga, il n'y a pas de scènes de sexe non consentis. Ces dernières sont d'ailleurs là pour montrer ou appuyer le côté malsains des personnages, leurs motivations et perversions semblant sans limites.

De plus, l'auteure a su, en un seul tome, à expliquer le commencement de cette relation toxique, à approfondir les personnages et rendre tout cela crédible et impactant. Ces derniers n'ont d'ailleurs rien de clichés. On n'aura pas ici affaire à des manipulateurs inconscients ou juste pervers, comme on en voit tant dans les yaoï (Private teacher, tendre voyou, his favorite, pour ne cité qu'eux...), ils sont conscients de la nature de leurs actes et de leurs répercutions.

Vous l'aurez compris, ce yaoï est pour moi une réussite. Installant un malaise d'une façon fine et bien plus sournoise que dans "Choco strawberry vanilla", "Despicable" se pose comme un boy's love au dessus du lot.

Néanmoins, quelques bémols, qui concernent deux chapitres. Il y en un centré sur un sempaï du détective, et le dernier chapitre, lui, se focalise sur un couple qui n'a rien à voir avec les protagonistes de "Despicable". On continu sur le thème du malsain, mais ce n'est pas assez développé, et j'ai finalement vite oublié ces passages (c'est lors de ma relecture du manga que je me suis souvenu d'eux, c'est pour dire...).

DespicableDespicable

Les dessins me plaisent énormément. J'adore les traits de l'auteure, ils sont fins, soignés et je n'ai pas noté de problèmes de proportions chez les personnages. Pour celles et ceux que ça intéresse, son précédent manga sorti en France, "Choco strawberry vanilla" contient bon nombre de scènes de sexes, si jamais vous êtes tentés, foncés... Sauf pour celles et ceux qui n'aiment pas le consentement trouble.


Ainsi s'achève ma chroniques sur "Despicable". En résumé, un scénario réussit, des personnages qui le sont tout autant, et des dessins agréables. je déplore les deux chapitres qui n'ont que peu d'impact en comparaison avec l'histoire principal.


Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, à bientôt !

Publié dans Chroniques

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