Rouge

Publié le par Husk of yaoi

Rouge

Bonjour à tous, voici une nouvelle chronique sur "Rouge", deuxième manga de Komachi Katsura. Si le premier m'avait déçut, quand a t'il été du deuxième ?

Résumé : Nagato est un lycéen violent, renvoyé de son ancien établissement pour avoir frappé un professeur. À peine transféré dans son nouveau lycée, où font rage des guerres de clans entre classes de première et terminale, il rencontre Aï, en première comme lui, qu'il prend pour une fille ; mais celui-ci ne tarde pas à lui montrer son erreur en lui donnant un bon coup de poing.

Nagato, qui déteste perdre une bagarre, développe une obsession grandissante pour Aï, mais celui-ci ne s'intéresse à personne d'autre qu'au chef du clan des terminales, Yamato, le fils d'un yakuza. Par ailleurs, des rumeurs à glacer les sangs courent sur Aï...

Nagato sera-t-il capable de se rapprocher de lui, malgré tous les obstacles qui se dressent entre eux ?

Plongez dans une histoire de violence et de coup de foudre au goût de sang !

Et j'ai eu une mauvaise surprise, car ce qu'on a ici est un recueil de deux histoires. Bon, au moins, elles ont un nombre de pages suffisantes pour être un peu développés, mais pas suffisamment à mon goût.

La première, "Rouge", nous offre une romance entre deux délinquants. Celui qu'on suit au début a tout du personnage masculin un peu idiot et lent d'esprit, mais assez attachant. Aï, le second principal protagoniste de l'histoire, est un personnage un peu "tsundere", il a une belle apparence, un charme assez féminin, mais est très froid et un peu violent envers les gens qu'il ne connaît pas.

Très vite, l'auteure nous amènera à nous intéresser à sont passé, semblant le poursuivre encore aujourd'hui. Nagato, qui aura un petit accrochage avec lui, va vite développer un intérêt pour Aï. Il l'invitera, peu à peu, à s'ouvrir à lui, révélant ses blessures profondes, que Nagato pansera.

Pour prévenir, il y a des scènes de non consentement, néanmoins, elles sont montrées comme telles, et laisse l'individu en question traumatisé, de plus, les agresseurs ne seront en rien excusés.

La thématique du rouge revient souvent durant la lecture. Les moments où on en est fait allusion sont là pour marquer des passages importants. J'ai trouvé ça original et bien amené !

En revanche, deux petits bémols, et en tout premier lieux, le traitement du traumatisme. Je l'ai trouvé parfois un peu fantaisiste, trouvant certains évènements un peu précipités. Pour contre balancer, d'autres moments viendront ponctués de manières positifs le récit et la guérison du traumatisme. Le deuxième et dernier problème est la duré du récit. L'histoire aurait mérité un bouquin complet, si vous l'avez lu je pense que vous pourrez comprendre ce que je veux dire, mais j'aurais aimé voir comment ça se passerait pour le couple par la suite. Je suis resté un peu sur ma faim.

Il y a, après ce récit, un nouveau couple de présenté, qui n'a aucun rapport avec le précédent. Et ma préférence va à eux. L'auteure nous présente ici une relation assez atypique, qui lie un homme gay mais ne s'assumant pas au grand jour, avec un moine bouddhiste. Si cette histoire peut sembler fantaisiste, et à bien des aspects, elle l'est, l'auteure arrive à y glisser des thématiques réalistes. C'est surtout Haruno, jeune homme gay, qui nous livrera cette dose de réalisme. À travers ses pensées, on verra par exemple le regard de la société japonaise à l'égard des homosexuels, de la peur de s'assumer au grand jour, un parallèle est présenté vis à vis de la pression social, en particulier dans le monde du travail, où il doit cacher sans cesse la vérité aux yeux de ses collègues.

Je ne vais pas trop m'épandre sur ce récit, il n'est pas très long, mais arrive à nous offrir une conclusion qui ne nous laisse pas sur notre fin.

RougeRouge

Les dessins sont assez spéciaux. Ils me font penser à ceux des œuvres de Chise Ogawa, avec la forme des visage des protagonistes, mais plus particulièrement la forme des yeux. Ca reste très agréable à regarder, le découpage est très bien réalisé, c'est vraiment du très bon travail, en revanche les arrières plans sont généralement absents, ou sporadiques, mais ça ne m'a pas gêné plus que ça dans ma lecture.

Je ne sais pas trop quoi pensé de l'ensemble, je vous invite à faire votre propre avis !

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, à bientôt pour une chronique sur cet abonnement hana.

Publié dans Chroniques

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