Le syndrome du tournesol

Publié le par Husk of yaoi

Le syndrome du tournesol

Bonjour à tous ! Je vous écris aujourd'hui un article concernant la première œuvre sortie en France d'une auteure que j'aime beaucoup : Shoowa !


Résumé : Sis Beckett, architecte d’intérieur dans une vieille capitale d’Europe, apprend la mort soudaine de son frère aîné qu’il n’avait pas vu depuis 10 ans. Celui-ci lui laisse pour tout legs une étrange carte mémoire et Kai, son fils adoptif de 17 ans. Sis commence à habiter avec Kai, mais ce dernier a un comportement étrange : chaque nuit il se glisse dans le lit de Sis qui éprouve de plus en plus d’attirance pour lui. Pourquoi la carte mémoire suscite-t-elle tant d’intérêt d’un centre de recherches scientifiques ? Espionnages, amnésie et usurpation d’identité dans une histoire d’amour entre deux personnages au passé mystérieux…

 

Voilà qui est des plus intéressant, un boy's love où la romance se mêle à l'espionnage. Mais est ce que l'auteure a su bien traiter ces thèmes ? Et bien oui.

Première originalité, l'histoire se passe en France, plus précisément à Paris. Ce qui est peu commun, où une grande majorité des mangas boy's love se passent au japon.

En revanche, peut être est ce moi qui suis confus, mais je trouvais que les personnages, dans leurs manières de se comporter et de parler faisaient très japonais. Écrire des personnages étrangers, qui ont une culture si différente ne doit pas être facile.  Je l'avais déjà remarqué avec des bl français où le contexte se passait au japon,  les personnages, sensés être japonais, faisaient très occidentaux.

Hormis ceci, dans ce manga, une romance naît entre deux personnes avec un écart d'âge assez important ,quatorze ans pour être précis. Ce qui ne m'a pas dérangé outre mesure. De plus, les deux protagonistes s'identifient de manière clair, l'un est plutôt bi, alors que l'autre est gay. Cela peut vous paraître idiot, mais j'aime quand les personnages d'un yaoï arrivent à identifier leurs orientations sexuels et/ou romantiques.  Pour terminer sur leur vie intime, sachez qu'il n'y a pas de sexe non consenti. Je dois avouer qu'à un moment j'ai ressenti une appréhension, mais finalement c'est safe.

Le récit commence sur du tranche de vie.  C'est calme, on découvre les personnages et leur quotidien. On voit la relation entre Sis et Kai évoluer, mais sans qu'on s'en rende compte, l'auteure commence à disséminer de ci de là des éléments qui serviront à la suite de l'histoire.

Car, après ces quelques moments, on bascule soudainement dans une intrigue palpitante  aux nombreux retournements de situations. Les scènes d'actions se succèdent, des révélations s'enchaînes, le récit se poursuis sous forme de thriller, où chaque éléments présentés de façon anodine pendant la première partie prennent sens.

 

Le syndrome du tournesolLe syndrome du tournesol

Les dessins sont vraiment agréables. Très caractéristiques de Shoowa, sa façon de dessiner les visages est repérable entre mille. J'ai néanmoins constaté une qualité parfois inégale sur certaines cases, mais rien de dérangeant. Les paysages sont dessinés, ce qui nous permet de situer les personnages. D'ailleurs, voir les immeubles parisiens dessinés en manga me fais toujours une drôle d'impression, je n'avais pas vu ça depuis le manuah "Fleurs en suspens".

En résumé, "le syndrome du tournesol" fut une lecture coup de cœur. Malgré quelques petits bémols, j'ai vraiment apprécié la façon dont l'auteure a su mettre en place une intrigue riche et complexe, tout en gardant un côté boy's love sans qu'il devienne trop envahissant !

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, je chroniquerais prochainement les autres œuvres de l'artiste. À bientôt !

Publié dans Chroniques

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