Love whispers even in the rusted night

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Love whispers even in the rusted night

Premier manga de Ogeretsu Tanaka à paraître en France, 2016 fut une très bonne année en terme de qualité des sorties Yaoï. "Love whispers even in the rusted night" en fut un très bon exemple.

Résumé : Je me suis encore fait frapper par Kan, mon petit ami, mais ça m’est égal. Mes sentiments pour lui sont de toute façon déjà bien altérés... C’est alors que Mayama, un ancien camarade de collège, est réapparu devant moi. Comme autrefois, il se soucie de moi, de mes bleus et de mes cicatrices... Et comme autrefois, un simple de ses baisers me paralyse sans que je ne puisse rien y faire. Une histoire de retrouvailles et d’amour où la violence et la douleur se mélangent aux sentiments éprouvés par les personnages torturés d’Ogerestu Tanaka.

Ogeretsu Tanaka... Voilà l'une des nouvelles mangakas a surveiller de près, chacun de ses titres se révélant touchants et réalistes. "Love whispers even in the rusted night", par exemple, aborde un sujet jusque là assez rare dans le manga, la violence conjugale. Et plus précisément ici un homme frappé par son conjoint.

L'histoire est sombre, les scènes de violences, y compris sexuelles, mettrons les lecteurs mal à l'aise. Rien n'est fait pour glorifier ou érotiser cette relation abusive. La réalité du quotidien de Yumi nous est montré brutalement, sans détours ni artifices.

Si le récit à l'air anxiogène, j'ai finalement trouvé que l'auteure a su agrémenter son récit de petites touches d'humours et d'espoirs. De façon intelligente, pour ne pas le rendre déconnecté, mais réaliste et prenant.

Couplé à son scénario déjà bien ficelé, on a le droit à des personnages très bien écrits. Yumi, jeune homme intérimaire travaillant le soir à un bar, et subissant quotidiennement la brutalité de son compagnon, et Kan, devenu méconnaissable depuis leur rencontre au lycée. Malgré les horreurs dont il est la victime, Yumi essaie de garder la tête haute et souri en public, gardant un masque de joie de vivre, cachant son désespoir. Enfin, il y a Mayama, jeune homme taciturne et ancien pote de Yumi. Celui-ci le croisera par hasard sur son lieu de travail, n'ayant plus de nouvelles de lui depuis leur séparation à la fin du collège. Mayama découvrira bien vite les blessures que cache son ami et se montrera comme une lumière au bout du tunnel.

 

Comme je l'ai écrit, les personnages sont très bien construits. Ils ont tous leurs qualités et leurs défauts. Par exemple, Yumi n'a jamais réussi à s'ouvrir aux autres, montrant depuis son adolescence un masque d'apparente tranquillité. Mayama, protecteur envers son ami et essayant de percer la carapace que celui-ci a forgé, mais pouvant prononcer sans le vouloir des paroles blessantes.

En résumé, l'auteure nous livre un récit et des personnages parfaitement palpables, réalistes.

Love whispers even in the rusted nightLove whispers even in the rusted night

Côté dessins, Ogeretsu Tanaka a un coup de crayon vraiment sublime ! On parvient aisément à différencier les personnages, ces derniers n'ayant pas les traits doux et délicats de l'habituel bishonen. Toutefois, sans être des parangons de virilités, les personnages ont un visage mature. J'adore également sa façon de dessiner le corps des hommes, assez réaliste et très sensuel.

En résumé, "Love whispers even in the rusted night" fait parti de ses titres qui marquent. Bien que je déplore un peu le fait que Kan, celui qui frappait Yumi, ne soit pas condamné... Heureusement, sa conduite ne reste néanmoins pas excusée. Un must have pour les fan des boy's love matures, sombres et réalistes.

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, à bientôt !

Autre manga de l'auteur chroniqué : The proper way to write love, Escape journey

Publié dans Chroniques

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