The Story of Never Ending Unhappiness

Publié le par Husk of yaoï

The Story of Never Ending Unhappiness

"The story of never ending unhappiness" est un manga de la fameuse Chise Ogawa, qui fait suite à un autre de ses titres, "Le cœur de la méprise". Ce dernier m'ayant laissé une bonne impression, j'avais hâte de lire ce spin-off centré sur le grand frère de l'un des protagonistes. (Qui nous avait été présenté comme un dangereux "prédateur").

Résumé : Lors d’une réunion entre amis, Udô retrouve par hasard Kiyotake, dont il était amoureux au collège, huit ans plus tôt. Mais à l’époque, Kiyotake préférait les filles de petite taille avec de longs cheveux, et Udô, en plus d’être un garçon, faisait vingt centimètres de plus que lui. Depuis, Kiyotake a bien grandi, mais il n’a pas changé, et Udô ne correspond toujours pas à son idéal… Malgré tout, cette rencontre leur donne l’occasion de prendre un nouveau départ : après huit ans de malheur, Udô verra-t-il enfin le vent tourner en sa faveur ?

Le ton donné à ce manga se veut mélancolique. En effet, à travers ce récit, nous allons suivre une personne ayant eu un amour à sens unique qui l'a marqué. Incapable d'aimer une autre personne, il n'arrivera plus à se lier d'amour et enchaînera les relations d'un soir, se laissant détruire à petit feu. Et c'est dans cette spirale qu'il fera de nouveau la rencontre de Kiyotake.

Si, de postula, la trame principale ne semble pas vraiment sortie des sentiers battus, Chise Ogawa arrive à en faire quelque chose d'agréable à lire. Loin d'être une histoire niaise et bourrée de bons sentiments, l'auteure a su retranscrire la dureté de ce genre de sentiments et les questionnements qui en découlent. Rien n'est évident, et le chemin est semé d'embûches, qui peuvent très bien être les personnages eux-mêmes.

D'ailleurs, concernant ce nouveau couple, je l'ai trouvé assez touchant. Udô n'est pas ce qu'on peut appeler un être profondément gentil, il est montré comme quelqu'un de froid, voir même méprisant envers d'autres personnes. Il ne laisse pas filtrer grand chose de sa tristesse intérieur. Il semble parfait et inaccessible, ne laissant qu'une lueur froide traversé son regard, en particulier envers un personnage ayant des liens avec l'être qu'il aime. Néanmoins, il est également montré prenant soin de ses amis.
Personnage complexe, ne s'exprimant qu'à demi mot, son amour secret, Kiyotake, en est le parfait opposé. Tout aussi calme qu'Udô, il se montre bien plus franc et accessible. Grand sportif, il prend soin de son apparence mais a pourtant un côté négligé qui le rend sympathique. Bien plus simple finalement, il n'en est pas pour autant stupide. Posé et réfléchis, il ne se laisse pas faire par Udô et le poussera dans ces derniers retranchements.


Les personnages que crée Chise Ogawa ne sont jamais lisses. Souvent complexes et pouvant faire preuve d'une froideur implacable, ils sont l'une des plus grandes forces de l'auteure.

Je tenais également à signaler qu'il y a une relation sexuelle pas franchement consenti.

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Les dessins, quand à eux, marchent toujours. Les traits de l'auteure arrivent parfaitement à retranscrire ce que ressentent les personnages, notamment à travers leurs yeux, toujours très expressifs. les corps son bien proportionnés et, déshabillés, font preuve d'une sensualité que l'auteure semble amuser à dessiner. Les arrières plans ne sont généralement pas très remplis, mais j'arrive à situer les personnages.

"The story of never ending unhappiness" a donc été pour moi une excellente lecture. Comme la majorité des œuvres de cette auteure, que je vous recommande d'ailleurs, en faisant toutefois attention à la mentions "pour public averti" qui n'est pas ici pour décorer !

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article, à bientôt !

Autre œuvre de l'artiste chroniqué : Caste heaven

Publié dans Chroniques

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